...

1ère fiction:

HORS LIGNE


2ème fiction:

[ Butterflies & Hurricanes ]

# Enviado el domingo 08 de abril de 2007 12:17

Modificado el domingo 24 de febrero de 2008 09:44

2ème fiction....


[ Butterflies & Hurricanes ]

# Enviado el sábado 02 de junio de 2007 08:28

Modificado el viernes 18 de enero de 2008 17:40

"Voila. C'était ça. Si tu venais d'entrer dans ce lavomatic pourri de l'avenue de la Bourdonnais un 29 Décembre à 5h de l'après-midi et que tu apercevais cette silhouette sous la lumière triste des néons, tu te dirais excatement ceci: ban merde...un ange..."Anna Gavalda

"Voila. C'était ça. Si tu venais d'entrer dans ce lavomatic pourri de l'avenue de la Bourdonnais un 29 Décembre à 5h de l'après-midi et que tu apercevais cette silhouette sous la lumière triste des néons, tu te dirais excatement ceci: ban merde...un ange..."Anna Gavalda
POV Tom

« _Woaw ! Non mais regarde moi un peu ça !

_Tooooom tu veux bien arrêter trente secondes avec tes élucubrations perverses !

_Ohlala c'est bon, on peut plus rien dire maintenant !

_Je te rappelle que nous sommes ici en tant que professionnels, t'es pas à un after là, t'es chez ton label ! Alors tu veux bien arrêter de penser avec tes couilles ?!

_Avoue que quand même... »


Il lève les yeux au ciel.
Je sais ce qu'il pense.

« Oh mein gott ! Mon frère est irrécupérable »

Il n'a pas tout à fait tort.
Il ne se passe pas une minute sans que je n'y pense.
Je suis amoureux des filles, de toutes les filles.
Là où mon frère a tort c'est qu'il me prend pour un obsédé sexuel.
Ce n'est pas ce que je suis.
J'aime les filles parce qu'elles sont vulnérables, parce qu'elles me sont soumises.
Je tire le meilleur d'elles-mêmes, certaines m'ont tout donné, vraiment tout...
Et après je peux les jeter, sans remords aucun.
Elles ne me refusent rien. Jamais.
Pour moi c'est facile, il y a souvent des fans qui attendent à la sortie de nos hôtels et qui ne diraient pas non. Dès fois je dis oui.
Et je peux me comporter comme le pire des salauds, elles repartent toujours avec ce sourire béat.
« Merci »
Merci de quoi ? Pauvre conne !
Je n'ai que l'embarras du chois, je peux tout me permettre, tout.
Au début...tout cela m'amusait.
Mais maintenant....
J'aime les filles parce qu'elles sont là pour tromper ma solitude.
Certains pensent : mieux vaut être seul que mal accompagné.
Je ne suis pas ceux la.

Mon frère se retourne pour jeter un coup d'½il à celle qui retient mon attention.
Elle est jolie, vraiment jolie.
Elle porte une robe ample, noire qui s'arrête à mi-cuisse, resserrée à la taille avec un gros ceinturon en cuir.
L'encolure trop large retombe sur son épaule.
Ses cheveux bruns, presque noirs sont maladroitement rassemblés en queue de cheval, quelques mèches s'en échappent sur sa nuque.
Une grande frange balayée sur le coté lui barre le visage, masquant ses yeux noisette maquillés à outrance et son regard dur.
Sa bouche, naturellement rouge, bien dessinée, ses lèvres charnues, son petit nez en trompette, ses pommettes hautes...Un visage de petite fille qui contraste de façon étrange avec ce regard si froid.
Oui, elle est jolie, vraiment jolie...
Quel âge peut-elle bien avoir ?Quinze ans ? Vingt ans ? Je ne saurais le dire, malgré son visage à l'apparence juvénile, il y a toujours ce quelque chose dans son regard, son attitude...
Quelque chose en elle m'intrigue...elle ne m'a même pas remarqué, pire... elle ne m'a même pas reconnu.

« _Tu peux toujours courir ! T'as pas choisi la cible la plus facile ! Crois-moi.

_Tu la connais ? »

Le regard de Bill devient absent, comme s'il cherchait dans sa mémoire...
Je passe ma main devant son visage pour le sortir de sa rêverie.
Il me regarde, esquisse un sourire en coin.

« Plus ou moins... »

Je ne cherche pas à comprendre, je ne pose même pas de question.

« Tom, elle n'est vraiment pas pour toi cette fille, elle est tarée, n'essai même pas. »

A la façon dont il me regarde je devine qu'il est très sérieux en disant cette phrase.
Je la regarde tirer sur sa clope nerveusement, machinalement, le regard dans le vide.
Elle se débarrasse de son mégot et puis en rallume aussitôt une autre.
Elle est exactement comme ces filles sur papier glacé en couverture des magazines de mode : on ne sait quel âge leur donner, parfois elles ont seulement quinze ans mais en paraissent vingt, il est impossible de véritablement les cerner. Elle est aussi énigmatique, captivante qu'elles, semble aussi inaccessible.
Quelque chose de spécial se dégage d'elle, elle est comme au dessus, au dessus de tout.
Cette façon qu'elle a de m'ignorer...

« Justement, pour une fois ça pourrait être amusant... »

# Enviado el sábado 02 de junio de 2007 08:50

Modificado el viernes 18 de enero de 2008 17:02

Je suis une femme de l'occidentJ'achète toutes sortes de calmantsJ'gobe des pilules et du caféJ'attends mon chèque pour me nourrirJ'attends mon homme pour me payerJe suis une femme de l'occidentQui court après l'argent [...]Wait 'til you see my eyes...

Je suis une femme de l'occidentJ'achète toutes sortes de calmantsJ'gobe des pilules et du caféJ'attends mon chèque pour me nourrirJ'attends mon homme pour me payerJe suis une femme de l'occidentQui court après l'argent [...]Wait 'til you see my eyes...
POV Lola

Il est cinq heure de l'après midi, ma journée ne fais que commencer et je suis là.
J'attends.
Je déteste ça, attendre...
Il le sait bien pourtant, il le sait bien...
Je perds patience.

« _Ou t'étais encore hier soir ?

_Et toi ?! »


Il se tait, il se tait parce qu'il sait que je sais.
Mon père se tape sa secrétaire.
Le soir quand je sors il n'est pas encore rentré et quand je rentre il est déjà parti.
Je vis la nuit, je dors le jour.
On ne se voit jamais.
Et ma mère...elle l'attend.

« _Lola à quoi tu joues ? L'année scolaire touche à sa fin, qu'est ce que tu compte faire l'année prochaine ? Est-ce qu'au moins tu le sais ?»

Mes deux poings en appui sur le bois sombre de son bureau de PDG plein aux as, je me penche, plante mes yeux sombres dans les siens.
Je le sens qui s'enfonce dans son fauteuil en cuir, il se sent tout petit.

« J'ai arrêté les cours en Décembre, papa. »

Est-ce qu'au moins tu le sais ?
Alors c'était donc pour ça qu'il m'avait fait lever si tôt, pour alléger un peu le poids qui pèse si lourd sur sa conscience, père trop souvent absent qui cherche à se donner des airs de père responsable.
La vérité c'est qu'il n'en à rien à foutre.
« Eteints cette cigarette, tu sais bien que je n'aime pas que l'on fume dans mon bureau »
Je me redresse lentement sans le quitter des yeux, laisse retomber mon mégot sur le parquet et l'écrase sous mon talon créant une marque indélébile sur le sol.
Je prends un air faussement gêné, plutôt amusé.

« Oh...Pardon. »

Il dégluti péniblement, au prix du parquet...
Mais que peut-il faire d'autre ? Je n'ai plus dix ans, j'ai passé l'âge où l'on vous fait la morale.
De toute façon je n'ai aucune morale.
Il le sait bien.
Il baisse les bras.
Il a perdu.
Je tourne les talons et avant d'ouvrir la porte je le lui lance sans même me retourner :

« Et tu me verseras dix mille sur mon compte, j'suis à court là. »

Et puis je m'éclipse mais j'ai quand même le temps de l'entendre dire pour lui-même :

« Déjà...mais nous sommes seulement le neuf.... »

Je suis une peste.
Je suis une pétasse.
Je suis une manipulatrice.
Je suis une égoïste.
Une petite fille pourrie gâtée qui obtient tout ce qu'elle veut de tout le monde.
Personne ne m'a jamais dit non.

Je ferme la porte derrière moi et je me retrouve face à une silhouette familière, si maigre qu'il flotte dans son pantalon, moulé dans un t-shirt Fallen...
La pédale de chez Diesel.

...

Chloé est ma seule amie.
Je veux dire par là qu'elle fait parti des rares personnes qui ne me haïssent pas.
Peut- être est-ce parce que nous sommes autant détestées l'une que l'autre...

« _Regarde un peu !

_Quoi ?

_Là, au rayon mec.

_C'est qui ?

_Bah je sais pas mais casquette, lunettes noires, garde du corps...c'est du people ! Et comment ça se fait que TOI tu ne saches pas qui c'est ??!

_Mon père ne produit pas toute la planète people non plus ! Et puis si ça se trouve c'est personne ce type, c'est juste un gosse de riche qui vient claquer son fric, comme nous...

_Avec un garde du corps ?! »


Me dit-elle d'un air perplexe.
Ok.
Klo a réussi à semer le doute.
C'est qui ce type ?
C'est pas normal que je ne le connaisse pas avec toutes les soirées que j'écume.
Si on s'amusait un peu...
Je prends le premier vêtement qui me passe sous la main, une veste à première vue horrible, un truc que je ne porterais même pas pour sortir mon chien.
Je m'approche du type.
Je lui tends le vêtement avec mon plus beau « fake smile ».
Le type me rend mon sourire et sors un marqueur de sa besace.
Il me signe un autographe sur l'étiquette.
Un truc illisible...
« Bill »
?!
Je me dirige vers la caisse.
460 euros.
Cet autographe m'a couté 460 euros.
Le type tire une tête de trois kilomètres de long.
Je crois bien qu'il hallucine.
Le pire ?
C'est que j'ai jeté la poche du magasin et tout ce qu'elle contenait dans la première poubelle que j'ai croisé...en face du magasin.

...

Je suis « le je-m'en-foutisme » à l'état pur.
Les gens me haïssent parce que je passe mon temps à me foutre ouvertement de leur gueule, à les prendre pour des cons.

Toute fois, si la dernière fois il portait de larges lunettes noires, cette fois non, il n'en porte pas.
Et je suis surprise lorsque je croise son regard.
C'es comme si je me retrouvais face à un miroir.
Ces yeux noisette trop maquillés, ce sont les miens.
Ce regard glacé, profond, qui se veut innocent parfois, attendrissant, ce regard manipulateur...
Ce regard en dit long...
Ce type est une garce.

# Enviado el martes 19 de junio de 2007 13:05

Modificado el viernes 18 de enero de 2008 17:07

"Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces etreintes sans âmes au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin, et tes yeux se desillent, ta chambre n'est plus qu'un bordel, Baudelaire est mort et, dans tes bras, il n'y a qu'une putain..."Lolita Pille

"Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissance, ces etreintes sans âmes au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin, et tes yeux se desillent, ta chambre n'est plus qu'un bordel, Baudelaire est mort et, dans tes bras, il n'y a qu'une putain..."Lolita Pille
POV Tom

Elle est entrée dans ce bureau pour en ressortir cinq minutes plus tard, claquant fermement la porte derrière elle, un air de contentement, machiavélique sur son joli visage.
Cet air si dur qu'elle se donne n'enlève rien à sa beauté, bien au contraire...
Elle marque un temps d'arrêt.
Prends conscience de la présence de mon frère, le dévisage de haut en bas, esquisse un sourire en coin et puis le défi du regard.
L'espace d'un dixième de seconde ils se fixent ainsi, sans ciller.
Je retiens ma respiration.
Je connais mon frère.
Je connais ce regard.
Je sais ce qu'il pense.
Il la hait.
Il essai de se contenir, la fusille du regard.
Et puis en même temps ils baissent les yeux.
Elle passe devant lui l'air hautain, le bousculant à l'épaule et puis me frôle.
Elle attrape son portable.

« Klo ? C'est Lola... »

Et puis sa voix se perd au bout du couloir.

Lola, elle s'appelle Lola...

Et puis c'est à nous d'entrer dans le bureau.
Mais tous ces discours qui parlent business me saoulent, je suis mentalement absent.
Nous ressortons de la deux heures plus tard, un nouveau contrat en poche.
Je sais à peine de quoi il s'agit.
Je ne pense qu'à celle qui sera ma nouvelle proie.
Nous venons de terminer une tournée d'un mois dans toute l'Allemagne, entre chaque date, comme celles-ci étaient très rapprochées, le repos nous était imposé pour ne pas amoindrir nos performances, j'ai donc du réduire les groupies.
Et je dois dire que le peu qui m'a été octroyé n'était vraiment pas fameux.
Et puis cette...Lola...
Toutes les filles se retournent sur mon passage, TOUTES.
Sauf...elle.
Nous avons droit à quelques jours de repos à Paris. Même si nous sommes avant tout ici pour des raisons professionnelles, le rythme sera moins soutenu que ce dernier mois.
Ce soir nous sortons et je compte bien m'amuser un peu.
Tant pis pour la prochaine jolie fille qui croisera mon chemin...

Il doit être aux environs d'une heure du matin quand nous faisons notre entrée dans la boite.
Il y à foule et il est difficile de me frayer un chemin jusqu'au bar, la musique électro fait écho dans ma poitrine tant elle est forte et les spots m'éblouissent un instant.
Comme à son habitude mon frère se dirige vers la piste, remuant son petit cul en rythme, il lance des regards qui en disent long tout autour de lui, fini par s'imposer sur le podium, là il danse, il danse comme une folle.
Il est enfin lui-même.
Une vraie salope.
Mon frère est gay.

Vous vous dites que c'est impossible, que si c'était le cas vous seriez au courant depuis bien longtemps.
Mais si seulement vous saviez le quart de ce que nous vivons...
Mon frère est gay.
Mon frère est une salope.
Il chauffe tout ce qui bouge et se fait baiser volontiers par n'importe qui.
Mais c'est tout de même mon frère et malgré cela je l'aime plus que tout.

Je commande une vodka pure que je bois d'une traite.
Le liquide me brule la gorge, jusqu'au fond de mon ventre.
Et puis je me dirige vers la piste, je me faufile entre les personnes, le regard à l'affut je cherche celle que je baiserai ce soir et que je jetterais dès les premières lueurs de l'aube.
Je croise des visages au regard aguicheur, ces demoiselles me font clairement comprendre ce qu'elles veulent, elles me facilitent considérablement la tache.
Cependant si d'habitude je me contente de ce qu'il y a, ce soir je suis plus exigeant et aucune ne me plait vraiment.
Des mains anonymes viennent me caresser le torse, le dos, s'agrippent à mon t-shirt.
Les plus audacieuses s'approchent pour me susurrer dans un souffle des mots obscènes à l'oreille.
Je les repousse d'un revers de la main et continue de tracer mon chemin à travers la foule.

Et puis je m'arrête.
C'est elle.
J'observe...son corps gracile qui ondule, ses hanches qui se balancent, sa robe qui glisse sur son épaule, ses mèches brunes qui viennent lui lécher le visage, son sourire.
Je ne l'ai jamais vu sourire.
Je croyais qu'elle ne savait pas sourire.
Les yeux fermés, la tête basculée en arrière elle semble enivrée par la musique.
Elle ne me voit pas.
C'est trop tentant...
Je m'approche doucement, de mon bras droit je l'encercle par la taille et mon bassin vient se nicher dans le creux de ses reins, mon visage dans son cou.
Elle ne semble pas surprise, ne se retourne même pas pour voir qui l'enlace ainsi, au contraire elle resserre notre étreinte, m'entraine dans une danse lascive.
Elle me prend au dépourvu, je ne m'attendais pas à ça.
L'espace d'un instant je me raidi.
Un sourire se dessine sur ses lèvres, un sourire de satisfaction...
Je crois qu'elle est contente de me voir défaillir ainsi...
Je comprends qu'avec cette fille, tout est un rapport de force.
Ça me plait...
Elle passe sa main dans ma nuque, colle en peu plus encore ses fesses contre mon entre jambes, et je ne peux plus mentir...
Lola 1 – Tom 0

Cette fille me rend dingue.
Et ça me change des groupies qui se laissent timidement faire, trop hallucinées de ce qui leur arrive.


Je resserre mon étreinte autour de sa taille tandis que mon autre main vient s'agripper au bas de sa robe la remontant sur sa cuisse.
Mon souffle irrégulier se répercute sur sa nuque.
J'y dépose un baiser, sensuellement...et puis en autre...et encore un autre...je remonte ainsi jusqu'à son oreille...
Je mordille son lobe, donne de petits coups de langue, le suçote.
Ma main lâche le bas de sa robe pour remonter explorer ses courbes jusqu'à venir effleurer sa poitrine.
Elle se mord la lèvre, plante ses ongles dans ma nuque, crispe sa main sur la mienne.
Lola 1 – Tom 1


Pendant tout ce temps nous n'avons cessé de danser, de se mouvoir l'un contre l'autre.
Et puis elle s'arrête, se défait de mon étreinte.
Et toujours sans me regarder elle m'entraine à travers la foule...

# Enviado el domingo 24 de junio de 2007 05:34

Modificado el viernes 18 de enero de 2008 17:07